mardi 26 novembre 2013

Pourquoi utiliser les TIC dans le cadre d'un cours d'univers social?

Pour plusieurs raisons, je crois que l'utilisation des TIC est très favorable dans un cours d'univers social. D'abord, les TIC permettent à l'élève de se situer géographiquement lorsqu'un enjeu est abordé. Que ce soit en géographie, en histoire ou en monde contemporain, l'utilisation de ressources comme Google Earth ou Google Map est pertinente. Lorsqu'un enjeu est abordé, présenter l'endroit où celui-ci a lieu permet à l'élève de se situer par rapport au sujet. De plus, l'enseignement peut être complété par des vidéos. Par exemple, lorsqu'un sujet contemporain est abordé, on peut présenter des extraits de documentaires, de reportages pour permettre aux élèves de se faire une image. Pour les élèves qui sont plus visuels, présenter des extraits vidéos est très intéressant puisqu'ils vont mieux retenir ce qui est présenté que lorsque l'enseignant donne juste des cours magistraux.

Un autre avantage de l'utilisation des TIC est qu'on peut présenter des documents historiques. Cela permet de donner un enseignement authentique aux élèves. L'utilisation de véritables documents historiques permet aussi de développer la pensée historique et donne des trucs aux élèves pour trouver des sources fiables. Par exemple, montrer un document écrit par un personnage historique permet de démontrer aux élèves que les informations peuvent varier à cause des interprétations et qu'il est donc préférable de remonter à la source pour vérifier l'authenticité d'un  fait.

Les TIC peuvent être utilisées pour développer le sens critique des élèves. Par exemple, on peut présenter des extraits d'articles scientifiques, d'articles de journaux et même de reportages pour leur expliquer que la fiabilité des informations varie selon la source. On peut leur apprendre que ce n'est pas parce qu'un article est publié dans un journal qu'elle est nécessairement véridique. On peut voir que l'origine d'un journal peut grandement influencer les auteurs. De plus, la plupart des journaux sont influencés par une idéologie politique. Je crois que c'est important que les élèves comprennent cela pour qu'ils aient un sens critique vis-à-vis de leurs sources lorsqu'ils font une recherche.

En plus de ces avantages, je crois que l'utilisation des TIC  aide beaucoup à la motivation des élèves. En tant que future enseignante, je vais certainement utiliser les TIC lorsque je vais donner des cours.

samedi 16 novembre 2013

L'histoire devrait-elle servir à éduquer à la citoyenneté?




Le programme de formation de l'école québécoise du MELS prescrit les éléments qui caractérisent chacun des cours offerts à l'école primaire et secondaire. Il en va de même pour les cours d'histoire et éducation à la citoyenneté. Selon le programme, le cours d'histoire implique une formation citoyenne des élèves. Le but recherché est d'amener les élèves à avoir une forte adhésion aux institutions sociales et politiques, à être autonome et critique, et à jouer un rôle actif dans la société. Cependant, comme dans plusieurs situations, le manque de temps pose un problème. Les enseignants ont souvent de la difficulté  à inclure le développement de la conscience citoyenne. Les examens du ministère font en sorte que le temps est plutôt mis sur l'acquisition des connaissances nécessaire à la réussite de cet examen.  De plus, comme les enseignants d'histoire doivent remettre qu'une seule note globale lors de l'évaluation de fin d'année, il est possible d'ignorer complètement le développement de cette compétence. 

Une question se pose alors: devrait-on séparer l'éducation à la citoyenneté de l'enseignement de l'histoire ? Cette séparation permettrait d'assurer que tous les élèves du secondaire reçoivent sensiblement la même formation citoyenne. En laissant la tâche aux enseignants d'histoire, cela fait en sorte que les générations de jeunes adultes qui vont entrer sur le marché du travail auront une formation citoyenne inégale. La compréhension du rôle de citoyen ne sera pas la même pour tout le monde. Je crois qu'en intégrant un cours d'éducation citoyenne au curriculum les élèves seront mieux formés à la fin du secondaire pour prendre leur place dans la société. L'éducation citoyenne est très importante et qu'en utilisant l'histoire comme outil pour la développer, les chances qu'elle soit négligée sont trop importantes. C'est pourquoi je crois que les élèves du secondaire devraient recevoir au minimum un cours d'éducation à la citoyenneté indépendamment du cours d'histoire durant leur parcours scolaire. 

lundi 30 septembre 2013

Comment planifier pour développer la pensée historique ?

La pensée historique est un processus de construction de connaissances en histoire. Pour permettre le développement de la pensée historique, ce processus doit être très rigoureux et critique. Cependant, elle demeure subjective puisqu'elle est construite à partir des perceptions des historiens. Une bonne planification d'activités peut permettre le développement de ce mode de pensée chez l'élève. D'abord, l'activité doit avoir un sens pour l'élève. Elle doit aussi être complexe, soit requérir plusieurs connaissances et compétences. Enfin, l'activité doit être assez ouverte pour permettre à l'élève de faire des transferts entre ce qu'il a appris et d'autres situations de sa vie personnelle, académique ou professionnelle. L'utilisation d'outils variés est aussi recommandée.
Le modèle de planification typique est le modèle du PRI.

Préparation
Réalisation
 Intégration 

La première étape consiste en la préparation de l'élève à l'activité. C'est en quelque sorte la mise en situation. L'enseignant doit activer les connaissances antérieures des élèves, par exemple en leur posant des questions sur un sujet donné. Ainsi, un questionnement nait chez l'élève. L'enseignant doit aussi faire émerger les représentations sociales des élèves pour bien comprendre leur position face au sujet. Les représentations sociales sont tout aussi importantes que les connaissances puisqu'elles sont faites à partir de leur opinion sur le sujet. Enfin, il faut poser une problématique qui donne envie à l'élève d'en apprendre plus sur le sujet de l'activité.  
Ensuite, il y a l'étape de la réalisation où l'élève doit réaliser sa tâche sous la supervision de l'enseignant.
La dernière étape, selon moi la plus importante,  est l'intégration. Elle consiste en une synthèse des acquis. L'enseignant doit faire réaliser un transfert vers une autre situation. Il est également important que l'élève fasse un retour sur ses représentations initiales. Ainsi il peut comparer ses nouvelles représentations avec ses anciennes pour voir son évolution. Son apprentissage devient alors beaucoup plus significatif lorsqu'il se rend compte que ses propres représentations ont changé suite à la réalisation de l'activité. En planifiant ainsi, il est possible pour un enseignant d'amener ses élèves à développer sa pensée historique.


dimanche 29 septembre 2013

Pourquoi s'intéresser aux représentations sociales des élèves?

Pour être en mesure de répondre à cette question, il est nécessaire de bien comprendre ce que sont les représentations sociales. Une représentation sociale est en quelque sorte l'opinion qu'une personne a sur un sujet quelconque. Contrairement aux connaissances qui sont objectives, les représentations sociales sont subjectives. Elles ne sont pas construites à partir de faits, mais plutôt avec des interprétations propres au milieu social dans lequel on vit. Elles peuvent donc être influencées. Voici un exemple très commun de représentation sociale: lorsqu'un Québécois voit quelqu'un sur la route qui conduit mal, plusieurs se disent que ça doit être un Ontarien. Le fait de penser que les Ontariens conduisent tous mal est une représentation sociale.
Maintenant, pourquoi s'y intéresser en classe? En fait, l'émergence des représentations sociales des élèves est la première étape nécessaire au processus de formation d'une situation problème. Pour construire une situation problème, il faut trouver un obstacle aux représentations sociales dans le but de créer une rupture cognitive chez l'élève. Cet obstacle est en fait l'élément déclencheur de la situation problème. La rupture avec les représentations sociales crée l'obstacle, qu'on peut aussi appeler conflit cognitif/sociocognitif. Après avoir effectué la tâche, l'élève  doit revenir à ses représentations sociales initiales. Ce processus s'appelle
 « équilibration ». L'élève doit comparer ses nouvelles représentations sociales à celles qu'il avait initialement dans le but de voir son évolution. Il est possible également de laisser les élèves comparer entre eux leurs nouvelles représentations et leurs anciennes. Tout ce processus permet à l'élève de problématiser l'histoire en se posant des questions et en tentant d'y répondre.


Je crois que de cette façon, les apprentissages que l'élève construit sont beaucoup plus significatifs. En faisant une activité liée à ses propres représentations, je crois que l'élève est en mesure de mieux comprendre et de retenir ce qu'il apprend.