Le
programme de formation de l'école québécoise du MELS prescrit les éléments qui
caractérisent chacun des cours offerts à l'école primaire et secondaire. Il en
va de même pour les cours d'histoire et éducation à la citoyenneté. Selon le
programme, le cours d'histoire implique une formation citoyenne des élèves. Le
but recherché est d'amener les élèves à avoir une forte adhésion aux
institutions sociales et politiques, à être autonome et critique, et à jouer un
rôle actif dans la société. Cependant, comme dans plusieurs situations, le
manque de temps pose un problème. Les enseignants ont souvent de la
difficulté à inclure le développement de
la conscience citoyenne. Les examens du ministère font en sorte que le temps
est plutôt mis sur l'acquisition des connaissances nécessaire à la réussite de
cet examen. De plus, comme les
enseignants d'histoire doivent remettre qu'une seule note globale lors de
l'évaluation de fin d'année, il est possible d'ignorer complètement le
développement de cette compétence.
Une question se pose alors: devrait-on
séparer l'éducation à la citoyenneté de l'enseignement de l'histoire ? Cette
séparation permettrait d'assurer que tous les élèves du secondaire reçoivent
sensiblement la même formation citoyenne. En laissant la tâche aux enseignants
d'histoire, cela fait en sorte que les générations de jeunes adultes qui vont
entrer sur le marché du travail auront une formation citoyenne inégale. La compréhension
du rôle de citoyen ne sera pas la même pour tout le monde. Je crois qu'en
intégrant un cours d'éducation citoyenne au curriculum les élèves seront mieux
formés à la fin du secondaire pour prendre leur place dans la société. L'éducation
citoyenne est très importante et qu'en utilisant l'histoire comme outil pour la
développer, les chances qu'elle soit négligée sont trop importantes. C'est pourquoi
je crois que les élèves du secondaire devraient recevoir au minimum un cours d'éducation
à la citoyenneté indépendamment du cours d'histoire durant leur parcours scolaire.
Ta réflexion est bien argumentée autour de la limite du temps. Cela dit, si les cours d'histoire étaient allégés, à ce moment-là, serait-il nécessaire de proposer un cours supplémentaire ?
RépondreSupprimerTrès bonne réflexion.
Note : A