samedi 16 novembre 2013

L'histoire devrait-elle servir à éduquer à la citoyenneté?




Le programme de formation de l'école québécoise du MELS prescrit les éléments qui caractérisent chacun des cours offerts à l'école primaire et secondaire. Il en va de même pour les cours d'histoire et éducation à la citoyenneté. Selon le programme, le cours d'histoire implique une formation citoyenne des élèves. Le but recherché est d'amener les élèves à avoir une forte adhésion aux institutions sociales et politiques, à être autonome et critique, et à jouer un rôle actif dans la société. Cependant, comme dans plusieurs situations, le manque de temps pose un problème. Les enseignants ont souvent de la difficulté  à inclure le développement de la conscience citoyenne. Les examens du ministère font en sorte que le temps est plutôt mis sur l'acquisition des connaissances nécessaire à la réussite de cet examen.  De plus, comme les enseignants d'histoire doivent remettre qu'une seule note globale lors de l'évaluation de fin d'année, il est possible d'ignorer complètement le développement de cette compétence. 

Une question se pose alors: devrait-on séparer l'éducation à la citoyenneté de l'enseignement de l'histoire ? Cette séparation permettrait d'assurer que tous les élèves du secondaire reçoivent sensiblement la même formation citoyenne. En laissant la tâche aux enseignants d'histoire, cela fait en sorte que les générations de jeunes adultes qui vont entrer sur le marché du travail auront une formation citoyenne inégale. La compréhension du rôle de citoyen ne sera pas la même pour tout le monde. Je crois qu'en intégrant un cours d'éducation citoyenne au curriculum les élèves seront mieux formés à la fin du secondaire pour prendre leur place dans la société. L'éducation citoyenne est très importante et qu'en utilisant l'histoire comme outil pour la développer, les chances qu'elle soit négligée sont trop importantes. C'est pourquoi je crois que les élèves du secondaire devraient recevoir au minimum un cours d'éducation à la citoyenneté indépendamment du cours d'histoire durant leur parcours scolaire. 

1 commentaire:

  1. Ta réflexion est bien argumentée autour de la limite du temps. Cela dit, si les cours d'histoire étaient allégés, à ce moment-là, serait-il nécessaire de proposer un cours supplémentaire ?
    Très bonne réflexion.
    Note : A

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